Recherche sur l'embryon : l'engrenage dialectique se met en place
Par VD le jeudi 08 juillet 2010, 12:40 - Action dans la Cité - Lien permanent
A quelques mois de la révision de la loi de bioéthique de 2004, les députés et les sénateurs de l’Office parlementaire des choix scientifiques et techniques (Opecst) ont présenté hier un rapport. Les deux rapporteurs, Alain Claeys (PS) et Jean-Sébastien Vialatte (UMP), se démarquent de la mission parlementaire d’information sur les lois de bioéthique, dirigée par le député Jean Leonetti, qui recommandait de maintenir le principe de l’interdit de la recherche sur l’embryon, assorti d’une dérogation. Ce qui est déjà une atteinte à la dignité humaine.
Les parlementaires de l’Opecst se prononcent pour autoriser cette même recherche – sous réserve de strictes conditions d’application. Cela revient à lever le moratoire de 5 ans sur la recherche mis en place en février 2006 et à légiférer pour que l’Agence de biomédecine puisse délivrer les autorisations de recherche à partir de février 2011. Ils proposent que les recherches sur les cellules souches embryonnaires ne soient plus obligatoirement «à visée thérapeutique», préférant retenir comme critère d’autorisation «la finalité et la pertinence scientifique et médicale du projet de recherche». Alors que la recherche sur l'embryon est scientifiquement décevante !
Nous avons, comme d'habitude, deux propositions, qui portent toutes deux atteintes au respect de la vie, mais dont la seconde est pire que la première. C'est une façon d'obliger les récalcitrants à se rallier à la première proposition en leur faisant peur avec la seconde. Engrenage infernal de la logique dialectique.
Michel Janva sur "le Salon Beige"
